5 mars
Porto Pignataro est à un petit kilomètre du centre de la ville de Lipari. Le soir où nous sommes arrivés, Francesco y est allé à pied pour faire quelques courses (et y découvrir à ses dépens que
certains commerçants aimaient vraiment pousser à la consommation : il est revenu avec 2 sacs de patates et des dizaines de pommes dont nous n'avions pas vraiment la nécessité, mais que le vendeur
a mis d'office dans des sacs, et fait payer, bien entendu... mais quand les choses se passent de manière sympathique, on a tendance à se laisser faire...).
Le lendemain, nous avons décidé d'y retourner en annexe, pour nous épargner la route à pied.
Tout s'est bien passé, jusqu'à ce que le moteur se mette à chauffer, et qu'il s'arrête carrément! Nous avons été bons pour faire le reste du trajet, ainsi que celui du retour à la rame!
Nous avons laissé notre petite embarcation sur une petite plage de sable noir et sommes allés à la découverte de la ville...
Ca nous a fait penser un peu à Ponza, mais aussi à Capri... bref, des mondes assez différents qui se superposent!
Après notre petit tour de reconnaissance (qui a duré plusieurs heures tout de même!), nous avons fait le plein au supermarché, et Francesco est passé dans un magasin de pêche pour acquérir une
superbe gaffe, élément indispensable de notre nouvelle panoplie de pêcheurs à la traîne! (pour la petite histoire, Francesco a demandé au patron du magasin s'il parlait anglais ou français,
celui-ci a fait non de la tête avec un grand sourire... en fait il ne "parlait" même pas l'italien : il était muet!)
Puis Ysalis nous a aidés à remettre l'annexe à l'eau
et nous sommes rentrés au port.
Le reste de la journée a été occupé pour les uns par l'observation et la pêche à la méduse, encore très nombreuses autour du bateau :
(elles ont ensuite été relâchées dans l'eau!)
mais aussi à la récupération d'un morceau de filet qui s'était enroulé autour de l'arbre d'hélice de Dhamma (heureusement que ça ne nous a pas créé d'ennuis!!!)
et à la recherche du problème du moteur de l'annexe, dont le refroidissement ne se fait pas lorsqu'il tourne à haut régime : il doit s'agir de l'empelleur (je ne suis pas sûre de l'orthographe!).
Francesco l'a amené ce matin chez un réparateur (accompagné en voiture par le patron de la marina), qui doit nous changer la pièce.
L'ambiance sur ce petit port est très sympathique : il y a beaucoup de pêcheurs occupés à rafistoler leurs filets ou à préparer leurs palangres, qui discutent de manière animée... ils ont
toujours un geste ou un mot gentil pour les enfants, et ils nous ont offert des poissons!
C'est par la route que nous sommes retournés en ville ce matin, pour visiter la basilique, et le musée archéologique qui renferme une quantité impressionnante de vestiges provenant de Lipari même
: l'île a été habitée très tôt, et le commerce de l'obsidienne y était florissant dès le XVe siècle avant notre ère. Elle a ensuite été occupée par les Grecs, les Carthaginois, les Romains, et
plus tard par les Normands et les Espagnols... bref, son histoire est très riche.
Nous avons aussi été invités à visiter un petit musée sur les traditions populaires et l'histoire moderne de Lipari, tenu par Mario, un homme du crû passionné par son île, qui a tenu à nous
accompagner tout au long de la visite pour nous expliquer (tout en italien!) la fonction de chaque objet et la signification de chaque photo ou morceau de papier... au début on a trouvé ça sympa
(la vie des pêcheurs, leur matériel de pêche, etc...) mais lorsqu'il a fallu passer par la salle retraçant la vie et l'oeuvre d'une des bienfaitrices de l'île au siècle dernier, et de toutes les
stars italiennes des années 50 (qui nous sont totalement inconnues!) qui y ont passé leurs vacances, et qu'il nous était impossible de nous défaire du gentil mais (trop) passionné et (trop)
bavard Mario, Maceo s'est un peu impatienté (bon, il n'était pas le seul, mais les autres essayaient peut-être de le montrer un peu moins!)
On a fait un petit tour dans un "internet point" : le temps pour moi de mettre en ligne ce que j'avais préparé sur Tropea, mais la demoiselle Ysalis n'avait pas très envie d'attendre, et je
n'ai pas pu mettre le reste...
Nous avons passé l'après-midi tranquillement à bord, et profité à la tombée de la nuit d'un feu d'artifice tiré dans la baie. En fait, c'était le deuxième de la journée : on a constaté que les
Italiens avaient la particularité de tirer des feux d'artifice à n'importe quelle heure de la journée, mais de préférence alors qu'il fait encore jour!!! Il y en a eu un ce matin ici, mais nous
en avions déjà vu un en plein après-midi à Ischia et à Torre del Greco! Bizarre, non?
Nous nous préparons en tous cas à admirer demain l'un des plus beaux feux d'artifices naturels : celui du Stromboli!!!
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